De l'importance du développement

Publié le par BFr


L
a capacité de développement des différents teams de F1 a toujours été un facteur important dans la lutte pour les championnats pilotes et constructeurs. Cette saison, ce paramètre pourrait bien être encore plus primordial. A son arrivée en Australie, l'écurie Brawn GP faisait figure d'épouvantail avant de dominer le week-end de la tête et des épaules. Bis repetita en Malaisie. Beaucoup pensaient que Brawn allait dominer le championnat 2009. En Chine c'est Vettel et sa Red Bull qui ont tiré les marrons du feu. Mark Webber apportant la cerise sur le gâteau en offrant le doubler à son équipe. Oui mais en Chine, il pleuvait, c'était pas une course "normale". Brawn GP était toujours la favorite pour Bahrein. Mais à Barhein, Jenson Button et Rubens Barrichello n'ont jamais semblé être dans le coup. La BGP001 se comporte mieux sur de long run que sur un tour lancé. La quatrième place de Button n'est pas alarmante pour autant. Brawn fait toujours partie du haut du panier. Mais au contraire de ses rivales directes, Red Bull et Toyota, la Brawn n'a reçu aucune évolution depuis le début du chamionnat. On annonce une grosse évolution pour l'Espagne, mais à Barcelone, bon nombre de monoplaces seront équipées du fameux double diffuseur. Parmi celles-ci, McLaren Mercedes. Tiens parlons en de la MP4/24. Pas vraiment au niveau lors des deux premiers rendez-vous de la saison, elle revit depuis la Chine, au point qu'Hamilton s'invite même entre les deux sociétaires de chez Brawn GP. Ce qui me fait penser que les rêves de titres de Lewis ne seront peut-être pas vains au rythme ou vont les choses. Au contraire, Williams semble régresser, et ce n'est pas le nouveau package aéro apporté pour Rosberg qui change fondamentalement la donne. Williams est passée à côté de bons résultats lors des trois premiers Grand Prix (le plus souvent à cause d'une stratégie douteuse) et il sera difficile de revenir jouer aux avant-postes. C'est sans doute cette capacité de développement qui fera la différence en 2009. La vérité d'un jour n'étant pas forcément celle du lendemain. Et à ce petit jeu là, c'est bien les petites équipes qui risquent d'y perdre des plumes.

Publié dans Analyse

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